venerdì 20 novembre 2015

Charlie ne surfe pas. Comment ne pas vivre avec la terreur


Après un week-end ordinaire à la « Je Suis… », c’est maintenant que le vrai spectacle commence : il est temps de s’y faire. Si la France (ou en son nom l’Europe, l’Occident etc.) ne veut pas prendre des mesures efficaces (au moins sur le plan symbolique) à « éradiquer le mal à la racine », il sera nécessaire de fournir une explication des événements qui permette encore de vivre avec le terrorisme, comme l’a recommandé le même Manuel Valls après l’attentat contre Charlie Hebdo.

D’autres fois, il était toujours relativement facile de trouver sinon un prétexte pour légitimer les terroristes, au moins une justification pour blâmer les victimes ; mais maintenant le jeu est devenu plus risqué : ils ne peuvent pas dire qu’il est dangereux de sortir le vendredi 13
Il n’est pas facile d’exorciser la sacrée frousse d’être la prochaine cible. C’est un classique mécanisme de défense, comme le refoulement (ou le pur et simple Selbsthaß), qui permettent de réduire l’angoisse résiduelle que n’ont pas réussi à atténuer les défilés, les bannières et les hashtags.
En fait, les journalistes ont déjà commencé à mettre laccent sur quelques détails qui, faute de mieux, dans les prochaines semaines seront exagérés : 1)  les propriétaires du Bataclan sont juifs ; 2) la plupart des victimes sont bobos. D’un côté, cette permettra d’établir un lien avec le conflit israélo-palestinien, de l’autre de réduire le carnage à une manifestation de conflit social.

Il est difficile de comprendre ce quil y a à faire. Avant de combattre l’ennemi, nous devons dabord reconnaitre qu’il est.
L’extrémisme islamique évidemment représentent un problème à la coexistence pacifique, mais qui porte la responsabilité principale de sa diffusion est la dictature du politiquement correct, que pour éviter de froisser certaines sensibilités, il a transformé des loubards en psychopathes.
Les musulmans sont traités comme des enfants désobéissants, des « bons sauvages », et toutes les tentatives de les traiter comme tous les autres citoyens devient une attaque à la tolérance. Le « respect de l’altérité » n'est qu’une forme de paternalisme. L’intention de remplacer le politiquement correct avec une sorte de « islamiquement correct » est non seulement écœurante, mais aussi inefficace: cette utopie pour poules mouillées ne considère pas que les terroristes peuvent refuser l’intégration dans un « califat social-démocrate » (ou toute autre forme élaboré par un communautarisme halluciné).
Le « fondamentalisme de bricolage » qui fait rage dans les banlieues européennes n’a pas sa place (et n’est pas justifiée) dans les pays où l’islam est religion officielle. La France devrait commencer à penser à une forme soft de Joséphisme (peut-être simplement une libéralisation des statistiques ethniques, contre lesquelles s’exerce une censure du type des régimes dictatoriaux). Nous ne voulons pas que les Français traitant les fidèles musulmans comme ils ont traité les catholiques au cours de leur histoire, mais seulement que l’État reprenne le contrôle de son territoire, avant une balkanisation complète.

Pour conclure, une première étape est l’anéantissement de l’État islamique, que ne peut être obtenue que par l’envoi de troupes (il semble d’ailleurs que l’opinion publique occidentale est prête à fermer les yeux aussi sur une solution brutale du conflit).
Au lieu de cela, au niveau national il faut malgré tout essayer de défendre les frontières par tous les moyens prévus par le droit international.
Enfin, il s’agit de trouver un modèle d'intégration alternatif au « fétichisme des minorités » à quoi nous sommes habitués, pour redonner un sens à la coexistence dans une société multiethnique.

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