lunedì 7 settembre 2015

Dans le Camp des Saints

Comment est la vie dans Le Camp de Saints? Je parle de l’Italie d’aujourd’hui, qui a été transformée en le célèbre roman de Raspail (éd. Laffont, Paris, 2011). Il y a beaucoup de matière à débat pour les anthropologues et sociologues mais en général la situation est très ennuyeuse. En effet, les seules parties du roman qui pourrait être décrit comme « prophétiques » sont les moins excitants.

Par exemple, la figure d’un pape sud-américain « sympathique aux médias, qui avait épousé son époque » (p. 189), que Raspail a appelé Benoît XVI (il a sauté un tour…), ou une Italie qui justement « doit tenir compte de l’opinion de Sa Sainteté le pape » (p. 206). Une atmosphère, en bref, de catho-communisme totalitaire, où « les vaches à lait de la pensée occidentale contemporaine » parlent de « un million de Christ à bord de ces bateaux, qui ressusciteront demain matin » (p. 50).

Une autre « prophétie » de Raspail concerne la sublimation des sociétés occidentales en un paradis sur terre : en contradiction avec « vingt années de tir à boulets rouges sur l’ignoble paradis occidental », les gauchistes découvrent maintenant que l’Occident est « un paradis pas ignoble du tout et qui nous faisait subitement honneur, à nous autres Occidentaux, un paradis immense, élastique, prospère et inépuisable, où nous allions pouvoir inviter enfin, dans l’ordre et la fraternité, ces pauvres errants si émouvants dans leur quête désespérée du bonheur » (pp. 143-144).

C’est d’ailleurs l’aspect le plus désagréable de la situation générale : toutes les fameuses « contradictions de la société capitaliste » sont désormais archivées dans l’intérêt d’une nouvelle collectivité multiculturelle . Nous avons eu l’honneur d'assister à des scènes pitoyables : les réfugiés syriens crient « Maman Merkel! » dans la gare de Budapest et l’ensemble de la gauche européenne prêt à oublier non seulement le massacre économique de peuple grec (c’est juste arrivé!), mais aussi chaque explications rationnelles pour ce qui se passe.

Parmi les rares politiciens européens qui ont osé regarder la réalité en face, on sommes obligés de citer Marine Le Pen : « Sans doute l’Allemagne pense-t-elle à sa démographie moribonde, et sans doute cherche-t-elle encore à baisser les salaires et à continuer à recruter des esclaves via une immigration massive ». Donc le « paradis sur terre » c’est la paupérisation perpétuelle perpétrée par une armée de réserve industrielle désormais internationale.

En cette période les choses sont allées trop loin : aujourd’hui un journal italien renommé publie un appel de le HCR aux millionnaires italiens pour aider les réfugiés syriens en Jordanie en faisant chacun un don de 15.000 euros. Il est rassurant de savoir que même dans le paradis terrestre le rôle des saints est toujours joué par les millionnaires.

«En Italie, 219.000 personnes possèdent un patrimoine supérieur à 1 million d'euros. Si tu lis cet appel et tu en fais partie, sache qu'avec 15.000 euros nous pouvons fournir à 10 familles de réfugiés syriens en Jordanie les moyens suffisant pour vivre dignement pendant un an sans glisser dans la pauvreté extrême et perdre tout espoir pour l'avenir de leurs enfants.
Si seulement 1% des millionnaires italiens donnaient 15.000 euros, nous pourrions recueillir suffisamment de fonds pour aider environ 22.000 familles syriennes, réduisant le risque qu'elles finissent entre les mains des trafiquants»
(trad. par « L’Orient-Le Jour »).

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